(photographie: Collections du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère)
Né à Clermont-l’Hérault le 16 août 1883, René Gosse est reçu en 1903 à l’École normale supérieure de Paris. Agrégé de mathématiques, il est nommé au lycée de Montluçon, puis à Rennes. Mobilisé en 1914, adjudant au 144e régiment d’infanterie, il est blessé en 1915 et reçoit une affectation dans un laboratoire de recherches annexé à l’École de Saint-Cyr.
Démobilisé en 1919, fasciné par la Révolution russe, René Gosse est partisan de l’adhésion à la IIIe Internationale. Profondément déçu par les conséquences du congrès de Tours auquel il avait été délégué, il adhère quand même au Parti communiste, mais, nommé en octobre 1921 maître de conférences à la Faculté des Sciences de Grenoble, il ne reprend pas sa carte.
Enseignant de grande qualité, il est élu doyen en 1927, fonction qu’il cumule avec la direction de plusieurs instituts scientifiques de Grenoble, Ecole de Papeterie, Ecole d’ingénieurs hydrauliciens, Institut polytechnique. Il est l’initiateur du développement du pôle scientifique de l’université grenobloise. Il est également élu au Conseil supérieur de l’Éducation nationale et au Comité consultatif des universités. il accepte de figurer sur la liste socialiste de Paul Mistral aux élections municipales de 1929, pour représenter l’université.