La Bâtie-Champrond se découvre depuis la route qui conduit de Villard-Bonnot à Saint-Ismier, une fois passé le pont sur l’Isère. Elle domine la plaine d’une vingtaine de mètres. Cette situation peut-elle seule justifier la présence d’une maison-forte dès le XIème sicle ? L’inventaire des biens du Dauphin Humbert II en 1339 dans le but de vendre sa principauté au Pape Benoit XII(1) avait déterminé que le mandement de Montbonnot disposait de huit maisons fortes, dont la Bâtie Champrond.
[1] Le « transport » du Dauphiné au royaume de France : La transaction avec le Pape ayant échoué, c’est finalement au Roi de France Philippe VI de Valois que le Dauphiné est cédé en 1349.
La Bâtie fut d’abord propriété d’Odon Alleman, conseiller d’André Dauphin au début du XIIIème siècle.
D’autres familles se succèderont jusqu’en 1714, quand le domaine de près de 100 hectares est vendu aux religieux de Saint-Jean de Dieu de Grenoble, qui le cèdent à l’hôpital général de Grenoble au moment de la Révolution.
Le Centre Hospitalier de Grenoble construit en 1968 une maison de retraite à côté des bâtiments anciens qui abritaient une ferme entourée de ses terres.
En 1987, l’hôpital, après plusieurs tentatives de reconversion d’exploitation, décide d’arrêter toute activité à caractère agricole.





